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Première femme à concourir au Concours des Sommeliers de Turquie, et deuxième du concours

Publié en 2010

Burçak Desombre hume un verre à la table de dégustation du concours ; la banderole de l’épreuve est à droite.

Sabah a couvert la deuxième édition du Concours des Sommeliers de Turquie. J’ai été la première femme à y concourir ; j’ai terminé deuxième.

Douze jeunes candidats ont participé à la deuxième édition du concours organisé par l’Association des Sommeliers de Turquie. Il comportait deux étapes : une épreuve écrite de trente questions, puis un entretien. Ensuite quatre vins étaient posés sur la table, deux blancs et deux rouges ; il fallait en identifier le cépage, les arômes, le pays et le passage ou non en fût.

Burçak Desombre pendant l’épreuve de dégustation ; les verres sur la table, le jury en face.
L’épreuve de dégustation : quatre vins sur la table, deux blancs et deux rouges.

J’étais la seule femme parmi les douze. L’année précédente, aucune femme ne s’était présentée. Pourtant on sait que l’odorat est plus fin chez les femmes ; la question n’est pas l’aptitude, c’est l’idée même de franchir cette porte.

Les finalistes du concours avec leurs certificats devant la banderole de l’épreuve ; Burçak Desombre est la seule femme du groupe.
Les finalistes du concours. Je suis la première femme à participer au Concours des Sommeliers de Turquie.

Ma participation tient du hasard. En 2010 j’avais obtenu avec distinction le WSET Level 3, le niveau qui précède le diplôme que je détiens aujourd’hui ; c’est en allant chercher ce certificat que j’ai appris l’existence du concours et je m’y suis préparée en une semaine. La seule partie difficile a été le service : depuis mes débuts je dégustais sans arrêt et j’avais achevé la théorie, mais le service s’apprend en salle.

Pour expliquer l’accord mets et vins je prends toujours l’exemple de la salade : si, après l’huile, vous vous dites « ajoutons un peu de citron, sinon c’est fade », vous accordez déjà un vin avec un plat. Vous cherchez l’équilibre entre l’arôme et le goût. La température change aussi le goût ; deux verres du même vin servis différemment peuvent vous paraître l’un mauvais, l’autre bon.

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