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Şalom Gazetesi : le quatrième Concours des Vins de Thrace, et « être plutôt que faire »

Publié le 12 septembre 2018

Trois jurés attablés devant des rangées de verres de vin rouge, sur une longue table nappée de blanc ; les chevalets portent les noms Kenichi Ohashi MW, Peter McCombie MW et Andreas Larsson.

Dans sa chronique du 12 septembre 2018, Dalia Maya raconte la quatrième édition du Concours des Vins de Thrace : le jury international, la question de l’export, et tous les lauréats de l’année.

Dans sa chronique du 12 septembre 2018, intitulée « Être plutôt que faire », Dalia Maya, du journal Şalom, part du mois de septembre : le mois des vendanges, et aussi le nouvel an du calendrier juif, donc le temps des bilans et des recommencements. Le vin entre par la table à laquelle elle était assise une semaine plus tôt à Tekirdağ : le quatrième Concours international des Vins de Thrace, que j’organise. Le texte qui suit reprend cette partie de la chronique.

J’organise le concours avec le soutien de la municipalité de Süleymanpaşa, et son but tient en une phrase : faire connaître les vins de Thrace dans le monde entier. La chronique me présente comme « la première sommelière certifiée de Turquie ». 2018 était la quatrième édition.

Le jury de cette année-là comptait trois membres : Kenichi Ohashi, Master of Wine, Peter McCombie, Master of Wine, et Andreas Larsson, élu meilleur sommelier du monde en 2007. La dégustation se fait à l’aveugle : le jury ignore la marque du vin qu’il goûte, mais connaît le cépage. Les vins sont évalués sur la robe, le nez, la bouche et la longueur. Des sessions distinctes désignent le meilleur rouge, le meilleur blanc et le meilleur assemblage ; parmi les mieux notés de chaque catégorie est ensuite choisi le meilleur vin de l’année.

Dalia Maya a demandé au jury quelles étaient les chances de la Turquie à l’export. Kenichi Ohashi, qui venait en Turquie pour la première fois, a dit avoir goûté de très beaux vins, tout en rappelant qu’ils étaient issus de cépages appréciés à l’international et déjà travaillés par de grandes marques : pour avoir une chance sur le marché de l’export, la Turquie doit produire davantage de vins à partir de ses cépages autochtones. Le jury était globalement d’accord.

Côté municipalité, le concours repose sur Ekrem Eşkinat, maire de Süleymanpaşa. Au moment de la chronique, il devait partir à Chicago à la suite des vins, pour les présenter lors d’une semaine turque. Sa promesse de soutenir la viticulture tient dans sa propre formule : « jusqu’à ce que Tekirdağ devienne Tekirbağ », la ville des vignes.

Les résultats de l’année figurent en fin de chronique, en « note pour les curieux ». Meilleur rosé : Sarafin Rosé 2017 (Doluca). Meilleur rouge exprimant le caractère de son cépage : Sarafin Cabernet Sauvignon 2015 (Doluca). Meilleur assemblage rouge : Elegance 2013 (Barbare). En blanc, trois vins ont obtenu la même note et ont été désignés meilleurs ensemble : Chateau Murou Semillon 2017 (Saranta), Terra Sauvignon Blanc / Chardonnay 2017 (Kayra) et Vintage Chardonnay 2016 (Kayra). Ce dernier a également reçu le prix du meilleur vin de l’année. En dehors des premiers de catégorie, onze autres vins ont dépassé 91 points et décroché une médaille d’or.

Le titre de la chronique ne vient pas du concours mais de septembre lui-même ; à la fin, les deux se rejoignent. Dalia Maya propose, à l’entrée de la nouvelle année, de viser « être » plutôt que « faire », et construit la comparaison à partir du vin : « Comme un vin... Bien grandir. Et, une fois bien grandi, être bon dans de bons milieux, lors de belles rencontres. » Dite du vin, la phrase reste juste.

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